Les rythmes

Les rythmes

Le berimbau est le maître du jeu. Selon le rythme qu’il joue, le jeu de Capoeira prend des caractéristiques différentes :

Jogo de Angola

Alors que la roda est assise, deux joueurs accroupis au pied du berimbau écoutent la ladainha qui raconte, souvent sur le ton de la complainte, l’histoire de la déportation des esclaves, leurs conditions de travail, l’histoire de la formation du Capoeiriste ou encore un hommage que celui-ci rend à son maître.
Le jeu lui-même est caractérisé par des mouvements très lents et contrôlés, presque théâtraux, ponctués par des attaques explosives.
Dans le groupe Abada Capoeira, ce jeu est réservé aux élèves gradés.

Jogo de Benguela

Moins agressif que le jeu de São Bento Grande et plus près du sol, le jeu de Benguela implique une grande complicité entre les joueurs.

Jogo de São Bento Grande

Le jeu le plus athlétique : aérien et rapide, très acrobatique, il consiste en une série d’attaques, esquives et contre-attaques.

Jogo de Iúna

Le toque de Iúna est à l’origine un air funèbre, joué pour rendre hommage aux grands maîtres. Le jeu de Iúna, qui ne comporte aucun chant, doit avant tout être beau. Il est caractérisé par les nombreux floreios (acrobaties) exécutés par les joueurs.

Jogo de Amazonas

Ce jeu proche de la Benguela est basé sur l’imitation des animaux, de leurs postures.

Jogo de Santa Maria

Egalement connu sous le nom de « jeu de l’argent » : les deux joueurs tentent d’attraper avec la bouche un billet déposé au centre de la roda.

Samba de roda

Après une roda de Capoeira a souvent lieu cette samba dansée par un couple. Les participants « achètent » la danse avec malice. Un homme remplace l’homme, le plus souvent en le faisant tomber par une rasteira (balayage) et une femme remplace la femme, en la poussant d’un coup de fesse.

 

Certains rythmes de Capoeira se jouent sans le Berimbau, uniquement avec l’atabaque ou bien le pandeiro tels que :

Puxada de rede

Cette danse folklorique du Nordeste est accompagnée de chants demandant la protection de Iemanjá, la déesse de la mer. Ces chants racontent la sortie en mer des pêcheurs et l’attente inquiète de leurs femmes.

Maculelê

Le maculelê est une danse guerrière exécutée avec des bâtons ou, parfois, des machettes. Comme la Capoeira, il se pratique deux à deux, au centre d’une roda au sein de laquelle il est possible d’« acheter le jeu » pour participer.